Personnalités de Champagne de 2008

Bernard Arnault
A la tête de LVMH, il a construit un empire sur le thème du luxe en s’appuyant sur la marque la plus rentable du groupe : Moët & Chandon et en particulier le haut de gamme : Dom Pérignon.
Il est d’après le magazine Forbes la 11ème fortune mondiale avec 25.5 milliards de $.
Il rachète au fur et à mesure des marques champenoises pour instaurer une gamme complète :
– toujours dans le haut de gamme, il détient la maison Krug, les champagnes Ruinart et Veuve Clicquot Ponsardin
– ensuite il a racheté depuis sa nomination à la tête du groupe, les champagnes de grande distribution tels que Mercier et en décembre 2008 la maison Moutandon.
Ce qui fait de cet homme, et donc de ce groupe, le plus grand propriétaire champenois. Sa gamme dans le luxe ne s’arrête pas là, il a aussi acquis des grands crus bordelais le Chateau Yquem et a acheté personnellemnt le chateau Cheval Blanc. Il aussi des vins du nouveau monde et de la péninsule hibérique.

Richard Geoffroy
Néo-champenois, Richard Geoffroy a voulu se défaire de ses origines
champenoises pour devenir docteur en 1982.
“Chassez le naturel, il revient au galop”, Il se spécialise fatalement
à l’Ecole Nationale d’Oenologie de Reims.
Par la suite il est recruté par Moët et Chandon qui lui donne la tache, en 1990, d’élaborer la fameuse cuvée Dom Pérignon Vintage.
Depuis 1996, il est le chef de cave de Dom Pérignon. Il prouve qu’il est possible d’allier qualité et quantité avec 5 millions de bouteilles vendues par an et un niveau de finesse rare.

Jean Claude et Frédéric Rouzaud
Le père Jean-Claude et le fils Frédéric détiennent le plus beau patrimoine champenois familial français. A la tête des champagnes Roederer, ils détiennent la maison le plus indépendante de la champagne avec 200 hectares qui leur appartiennent.
Cette surface représente 80% de leurs besoins en matière, ce qui les placent premier et donc presque indépendants en approvisionnement.
De plus, ils ont pour but de se diversifier car ils ont acquis au fur et à mesure le maison Deutz en Champagne, le Chateau Pichon Longueville la contesse de Lalande à Bordeaux ainsi que le Château de Pez à Saint-Julien, le vin Delas dans les Côtes du Rhône, le domaine d’Ott (vin rosé) dans le Var ainsi que le Porto Ramos Pinto.

Paul François Vranken
En 30 ans, Paul-François Vranken, d’origine belge, a monté une maison qui détient un grand nombre de marques champenoises telles que Vranken tout d’abord avec sa gamme phare Demoiselle, le champagne Charles Laffite, Heidsieck Monopole acquis en 1997 et le Champagne Pommery acquis en 2002.
Ces flacons sont principalement distribués en grande distribution et distribution spécialisée (cavistes). Par exemple, les champagnes Heidsieck Monopole et Charles Lafitte sont souvent promotionnés chez Auchan. chez Charles Lafitte, une cuvée est carrément dédiée à Auchan : Orgueil de France. De plus, comme tout groupe qui cherche à minimiser les risques, Vranken détient des marques d’autres vins : Château La Gordonne en Provence, du porto et la marque Listel (vin gris de Provence) acquise en 2005.
Mais il a lui aussi, comme Bruno Paillard, des fonctions pour la sauvegarde de l’appellation champenoise. Il est membre du pole exécutif du comité interprofessionnel du vin de Champagne et de la Fédération des exportateurs.

Patrick Dussert-Gerber
Il est tout à fait possible de juger l’excellence des maisons champenoises par leur cuvée d’excellence telle que Cristal Roederer chez Roederer ou bien Dom Ruinart chez Ruinart.
Il est cependant plus facile de veiller à la qualité des cuvées quand celle-ci impliquent un faible rendement et donc un faible volume.
Par contre, il est plus difficile de tenir la qualité des Champagnes Brut Sans Année (BSA) car ces cuvées sont produites par centaines de milliers, voir en millions. Ceci est aussi l’avis de Mr Dussert Gerber (avec son guide du même nom) qui pense que l’excellence d’une maison est due à la qualité générale des toutes ses cuvées, que ça aille de la gamme de prestige telle que Dom Pérignon au BSA tel que le Brut L.P de Laurent Perrier. Il pense aussi que donner une note à un vin n’est qu’un reflet subjectif d’une cuvée car “A chacun ses goûts”.

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