Visite chez les Champagnes Ruinart

Mardi dernier, 39°C sur les coups de 10h30, j’arrive à Reims chez Ruinart pour visiter pour la première fois leurs caves et infrastructures. C’est la maison la plus ancienne et encore en activité : Nicolas Ruinart, a vendu en 1729 sa première bouteille recensée dans un manuscrit. Il était drapier et pendant 7 ans, il conserva les 2 activités pour ensuite se consacrer exclusivement à la vente du champagne. Auparavant dans le centre de Reims, son fils Claude, installe en 1764 la maison sur le site actuel à cause de la présence de crayères gallo-romaines sous ce Mont Saint-Nicaise. Cette date est doublement importante car c’est à cette date que Ruinart sort son premier rosé. D’illustres Ruinart ont ensuite succédé, comme Iréné Ruinart qui a accueilli (en tant que Maire) le dernier sacrement d’un roi dans la cathédrale de Reims. André Ruinart a quant à lui sortit la première affiche « publicitaire » ventant les mérites de son champagne en 1896.

Première affiche ventant les mérites du Champagne demandée par André Ruinart

Cette affiche est située dans une salle dédiée à l’art car la maison Ruinart y est très sensible et depuis plusieurs années, chaque année, la maison laisse carte blanche à un artiste pour exprimer sa vision de Ruinart. Ci-dessous quelques oeuvres réalisées.

Au centre table de Maarten Baas, et sur les murs, photographies d’Erwin Olaf
Artiste Georgia Russell

Nous descendons ensuite dans les 8 kms de caves sur 3 niveaux (40m de profondeur pour les plus basses caves) : une partie plus actuelle et les crayères gallo-romaines.

Escalier amenant aux crayères blanches Ruinart
Partie rescente où sont stockés les magnums de Dom-Ruinart
Crayères gallo-romaines sur plusieurs niveaux
Ancienne cheminée d’extraction de la craie qui régule naturellement l’air
Visage sculptée dans la craie, date inconnue
Miniature représentant les 3 niveaux des caves Ruinart

Nous remontons ensuite dans le salon privé où nous avions été accueillis pour une dégustation comparative de 2 rosés et/ou 2 blancs de blancs. La cuvée Ruinart blanc de blancs est sur la fraicheur et la tension, le Ruinart rosé avec un assemblage de 20% de vin rouge et son dosage à 9g/L joue dans le registre de la gourmandise avec un fruit très présent. Ensuite, nous avons pu goûté les 2 cuvées Dom-Ruinart qui ne sont pas du tout sur les mêmes profils aromatiques que les 2 premières cuvées goûtées. Dom-Ruinart brut blanc de blancs grand cru 2006 est un blanc de blancs qui tire sur le côté beurré et brioché du Chardonnay, évolué donc mais toujours frais. Dom-Ruinart rosé grand cru 2004 m’a un peu déçu, j’attendais plus de matière car j’avais adorée dernièrement le rosé 2002. Sur le 2004, on est sur le brioché du Chardonnay et un fruité presque discret.

Lorsque des clients me demandent quelle maison visiter sur Reims, sans hésitation, je disais la maison Pommery car je trouve que les caves, les fresques et la place importante de l’Art sont fabuleuses. Ici le lien pour voir le dossier de ma visite Pommery.
Mais depuis que j’ai visité Ruinart, cette maison mérite amplement son titre de plus belles caves avec des murs uniques de craie blanche et ses crayères sur plusieurs niveaux. Pensez-y quand vous passerez à Reims, les caves Ruinart valent la visite!

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