Cette maison de Champagne, qui demeure familiale après une siècle et demi d’existence, a été fondée à Épernay par Auguste Boizel en 1834, trois ans après son mariage avec Julie Martin dont la famille cultivait la vigne depuis le XVIIème siècle à Aÿ. Très vite, la qualité de son champagne est reconnue. Il le vend sous son nom à sa propre clientèle at aux grandes marques de champagne de Reims et d’Épernay. En 1868, son fils Edouard épouse Adèle Camuset dont les grands-parents avaient fondé, à la fin du XVIIème, une maison de champagne à Aÿ. Au décès de Jules Camuset, père d’Adèle, en 1908, cette maison sera rattachée au champagne Boizel qui poursuit son développement. Edouard Boizel doit d’ailleurs creuser de nouvelles caves au 16 de la rue Bernon, aujourd’hui encore occupé par la même maison. Pendant ce temps, le fils d’Edouard, Jules développe le marché de l’exportation en Europe jusqu’en Australie. René Boizel succède à son père Jules au lendemain de la dernière guerre et repart à la conquête des marchés délaissés du fait des hostilités. En 1969, il lance une cuvée de prestige : Joyau de France. Dès 1973 son gendre, Christophe Roques-Boizel, dirige la maison de champagne Boizel, productrice d’un demi-million de bouteilles dont plus de la moitié sont exportées, proportion très rare pour une maison familiale.

La Vinification est conduite selon les méthodes modernes habituelles. Les champagnes font toujours leur fermentation malolactique et il est souhaité que leur acidité tourne autour de 6 grammes afin que les champagnes finis fassent 5,5 grammes/litre. Les assemblages sont l’oeuvre du chef de cave, dont l’expérience acquise au sein de la maison est impressionnante. Christophe Roques croit aux vertus du secret et, contrairement à ce qui se fait dans d’autres maisons prestigieuses comme Krug ou Bollinger, n’entend dévoiler ni la composition des cuvées, ni l’origine des raisins achetés.

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