Dégustation des champagnes Laurent-Perrier dont les Réserves Grand Siècle

Dégustation des champagnes Laurent-Perrier brut La Cuvée, millésimé 2004 et 2007, grand siècle, Les Réserves en magnum et Cuvée Alexandra rosé 2004

Mardi 11 Décembre 2018, mon commercial Johann de chez Laurent-Perrier m’a invité au dîner/dégustation des champagnes Laurent-Perrier chez Lavinia. Cela a été, pour moi, l’occasion de goûter pour la première fois, une cuvée magique : Les Réserve Grand Siècle et de regoûter une partie de la gamme Laurent-Perrier.

En premier lieu, nous avons été reçu par des magnums de champagne Laurent-Perrier brut « La Cuvée », cette cuvée réconcilie tout de suite avec la maison, le champagne est fin, tendu mais avec un fond de vin et une belle présence. C’est peut-être du à l’assemblage des millésimes avec pour base 2012 et des vins de réserve de 2009 et 2008, tous les 3 sont de très beaux millésimes en Champagne. Le dosage de 8g/L ne m’a pas semblé écoeurant du tout.

Ensuite nous ont été servi, sur un Duo de Poissons (Lotte et Daurade), les magnums de brut millésimé 2004 et millésimé 2007.
J’aime beaucoup faire des dégustations comparatives de la sorte! C’est d’ailleurs là où se dégagent 2 types de consommateurs, celui qui, comme le 2004, aime les champagnes en pleine maturité (comme moi) et celui qui préfère les champagnes plus aériens comme le 2007… Le 2004 avait un chardonnay qui s’enrobait, sur des notes patissières, avec un bel équilibe de fraicheur alors que le 2007 était lui plus sur la tension et la minéralité…

Ensuite nous avons également pu comparer la cuvée Laurent-Perrier Grand Siècle sur 2 formats différents : la bouteille 75cl et le magnum 1,5L. Le soucis de comparaison, c’est que ces 2 champagnes n’étaient pas issu du même assemblage, la première provenait d’une base de vendange 2004 (60%) avec des vins de réserve de 2002 (20%) et 1999 (20%) alors que le magnum était issu de la vendange 1999 avec des vins de réserve de 1997 et 1996.
Tout de suite, je fais la même comparaison avec les magnums de millésimés goûtés juste avant, l’un souffre de la comparaison par rapport à l’autre. Le magnum de Grand Siècle l’emporte par son côté plein, c’est à dire d’une fraicheur, d’une complexité et d’une puissance rares… Alors que la bouteille reste sur le registre d’un léger beurré en finale tout en retenue mais avec du peps!

Enfin le moment tant attendu du magnum de « Les Réserves de Grand Siècle », sorti en 2012 pour le bicentenaire de la maison, où le gras de la Saint-Jacques se met au service du vin pour en dévoiler toute sa complexité et subtilité, la finale est très longue, le champagne ne fait pas son âge, il est encore tendu alors qu’il est composé de la vendange 1995 (70%) et de vins de réserve de 1993 (15%) et 1990 (15%). C’est d’ailleurs ce que j’ai repoché à cette cuvée, avec une telle assemblage, j’attendais être sur le même registre que le magnum de Grand Siècle base 1999, j’ai suggéré qu’un carafage aurait pu l’ouvrir davantage!

Et puis sur le foie gras, le chef a joué le contrepied avec une cuvée Laurent-Perrier cuvée Alexandra rosé 2004 où sa tension a cassé divinement bien le « gras » du plat! Cependant ce rosé de co-macération (80% Pinot Noir et 20% Chardonnay) a de la personnalité, il tire sur un côté fumé très intéressant…

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