L’Été, deuxième forte période de consommation de Champagne

Le Champagne suit les différents modes de consommation. Outre-Atlantique, l’on consomme du champagne en été sur les plages et autres carrés privés d’une certaine catégorie de personnes aisées. Ce mode de consommation revient en France et il n’est pas rare de voir sur les terrasses de bar des bouteilles de champagne. Il est également servi à la coupe sur les terrasses. Un client restaurateur qui a une belle terrasse propose notre champagne Dehu à la coupe. Accédant à un premier prix : 7€ la flute de champagne, les clients le préfèrent à un verre de whisky et à 1 verre de vin (2 ou 3€ moins cher).

Champagne Henriot Blanc de Blancs

Les consommateurs préfèrent des champagnes frais et faciles à boire. Ainsi les champagnes issus d’une majorité de Chardonnay ont le plus leur places. En effet, ce cépage donne au champagne une belle fraicheur et une acidité. Les champagnes blanc de blancs sont donc plus abordables en terme de consommation dans les moments chauds : terrasses de café ou autre endroit comme pour débuter un barbecue entre ami avec un magnum de Ruinart blanc de blancs par exemple. Malheureusement, pour cacher cette acidité les vignerons ont besoin de doser, certaines fois un peu trop (environ 10g de sucre par Litre), mais quelques blanc de blancs bien faits n’ont pas besoin d’un sur-dosage. Cet effet sucré se retrouve dans la nouvelle gamme de champagne que Moet & chandon tente de lancer et qui à l’air de prendre sur le continent américain. En effet, Moet désire utiliser une coutume courante dans le monde de la nuit qui est « la piscine de champagne« . C’est le fait de mettre des glaçons dans le verre pour refroidir rapidement un champagne resté trop longtemps en température ambiante. Moet propose donc le Moet & Chandon Ice Imperial dans des verres et non des flûtes. Ce champagne est un demi-sec, dosé à 45 grammes par Litre. Personnellement, je préfère de loin des champagnes demi-secs qui ont été conçus pour la dégustation à température basse (4 ou 5°C) comme par exemple la cuvée Rich de Pol-Roger ou bien l’historique demi-sec de Veuve Clicquot.

Champagne Moet & Chandon Ice Imperial


Nous disons donc au revoir cet été à de superbes champagnes millésimés trop lourds pour cette envie de fraicheur et qui a contrario sont là pour se déguster. Exit le millésime 2002 qui se vend en ce moment et qui est le meilleur millésime de ces 15 dernières années au même niveau que le 1996. Mais, il est toutefois possible de faire un diner tout au champagne avec en apéritif un champagne blanc de blancs de préférence non millésimé pour garder une certaine fraicheur et de continuer sur un magnum de champagne Roederer brut par exemple qui s’alliera très bien avec des plats légers. la maison Bollinger et son Special Cuvée sont également une très belle alternative. du côté des vignerons indépendants, partez sur un Egly-Ouriet Vieillissement prolongé (ou VP).

Présentation Champagne Krug par Olivier Krug

Frédéric Durand-Bazin :
Vous êtes le directeur de la maison Krug qui prote votre nom et a rejoint le groupe LVMH depuis 1999. Est-ce que vous pouvez retracer l’histoire de Krug?

Olivier Krug :
La maison Krug a été fondée en 1843 par mon arrière-arrière-arrière grand père qui s’appelait Johann Joseph Krug qui était allemand et qui depuis une dizaine d’année travaillait dans une autre maison de champagne à qui il n’avait pas réussi à vendre l’idée d’un champagne au goût extraordinaire et consistant. Et donc à l’âge de 43 ans il trouve un sponsor, un mécène qui croit en son projet et qui l’aide à créer ce champagne au goût extraordinaire

Frédéric Durand-Bazin :
On dit que pour résumer le style Krug commence là où le champagne s’arrête. Est-ce qu’on peut en dire plus sur ce fameux style?

Olivier Krug :
Le Style Krug est un style généreux et extrêmement facile à comprendre. Le style Krug rappelle toutes les caractéristiques d’un grand vin, c’est riche en arômes, c’est complexe, c’est long, c’est profond. C’est par excellence l’un des grands champagnes à marier avec les plus belles cuisines mais il y a dans tous ces Krug énormément de finesse et d’élégance. C’est ce que j’appelle la colonne vertébrale de fraicheur de Krug qui est une des caractéristiques de Krug. Donc Krug c’est l’équilibre entre les caractères d’un grand vin et la beauté d’un grand champagne.

Frédéric Durand-Bazin :
Et il y a aussi une vinification en fûts bois?

Olivier Krug :
Pour arriver à ce goût, il y a certaines règles, on appelle ça des piliers dans la maison qui commencent par la sélection des raisins. Chez Krug on a beaucoup plus loin que la simple sélection de Pinot Noir, Chardonnay et Pinot Meunier. On va même encore plus loin dans le choix de différents crus. Dans un même cru, on peut séparer les parcelles, ces parcelles sont vinifiés, et c’est notre deuxième pilier et probablement le pilier le plus connu de la maison Krug, exclusivement en petits fûts de chêne traditionnels, on parle de pièces champenoises de 205 litres qui sont tout sauf des fûts neufs car nous ne sommes pas du tout à la recherche de tanins, de goût de bois, d’amertume qui ne correspondraient pas au goût Krug mais tout se passe dans ces échanges mystérieux entre le vin et l’oxygène au travers du bois. On a chez nous des vins qui subissent une fermentation haute fidélité, donc des vins avec énormément de caractère et d’expression. Et puis le troisième point, qui est le point le plus crucial de la maison, c’est l’Assemblage puisque Krug n’est pas réputé pour un millésime ou une spécialité mais Krug est réputé sa Grande Cuvée qui n’a pas d’année.

Frédéric Durand-Bazin :
Alors comme vous l’indiquiez, effectivement un champagne provient de l’assemblage, assemblage de crus, assemblage de millésime, assemblage de terroir et pourtant vous avez 2 vins particuliers qui sont mono-cépage, qui sont mono-crus et qui sont millésimés. Ce sont le Clos d’Ambonnay et le Clos du Mesnil, pourquoi ce choix?

Olivier Krug :
C’était des choix naturels. Dans notre process, nous sommes obsessifs avec la recherche du caractère de chaque parcelle individuelle et il se trouve que dans l’histoire de la maison, nous avons rencontré 2 parcelles magiques, la première étant cette parcelle extraordinaire du Clos du Mesnil qui est une toute petite parcelle d’1,85 hectare de pur Chardonnay niché au cœur du village du Mesnil et close de mur. Et au fil des dégustations, nous nous sommes rendu compte que les vins produits dans cette parcelle n’avait pas du tout les mêmes caractères des vins du Mesnil qui eux mêmes sont déjà formidables. Et en 1979, mon père et mon oncle ont décidé de faire une petite expérience de tirer à part les vins de ce vignoble et de voir ce que ça donnait.

Frédéric Durand-Bazin :
Et même histoire pour le Clos d’Ambonnay?

Olivier Krug :
Et même histoire quelques années plus tard avec le clos d’Ambonnay, histoire qui a commencé au tout début des années 1990 avec quelques approches et puis une acquisition secrète de ce vignoble en 1994 suivi de la formidable vendange de 1995, une mise en bouteille bien évidemment secrète et il y a 2 ans, nous avons convié les quelques amateurs de Krug et quelques amis à découvrir ce nouveau joyau que l’on cachait depuis 15 ans.

Dégustation Champagne Krug 1998 par Olivier Krug :
Ce soir, nous dégustons Krug 1998 qui est le plus récent des rares millésimes de Krug, le 4ème est dernier millésime de la décade des années 1990 qui a vu passer les exubérants 1990 et 1996, le très classique 1995. 1998 est une année atypique puisque c’est une année excessivement chaude. C’est un défi pour l’assembleur et en 1998 nous avons fait ce vin qui est opulent, riche, miellé, généreux et qui est en même temps toujours avec cette architecture de fraicheur, cette colonne vertébrale de vie que l’on attend de tous les champagnes Krug. Son prix est entre 250 et 300€ chez votre bon caviste. Le bon accord chez Krug est un sujet très vaste, très libre. Il n’y a pas de champagne plus versatile que Krug. Le bon accord peut être celui d’hier soir chez un ami restaurateur : un homard simplement grillé sur la braise avec un beurre demi-sel, succulent.

Source : Le Figaro.fr

Présentation Champagne Dom-Perignon par Richard Geoffroy

Frédéric Durand-Bazin :
Bonjour, vous êtes chef de cave chez Dom-Perignon depuis 1990, donc depuis 20 ans, ça fait donc 20 millésimes ou moins?

Richard Geoffroy :
Un peu moins quand même

Frédéric Durand-Bazin :
L’Histoire de Dom-Perignon ne débute pas avec vous, elle est un petit peu antérieure. On peut en dire quelques mots?

Richard Geoffroy :
Dom-Perignon est associé intimement à l’histoire de la Champagne. C’est toute l’histoire, c’est 3 siècles d’histoire, de traditions. C’est porter le nom de celui qui est unanimement reconnu comme le père de la champagne. C’est un figure à la fois visionnaire, charismatique et spirituelle. Et c’est une merveilleuse responsabilité que de porter le nom si haut et si fort.

Frédéric Durand-Bazin :
A tel point que Dom-Perignon est toujours à l’abbaye d’Hautvillers?

Richard Geoffroy :
Oui l’Abbaye d’Hautvillers est donc le lieu d’activité de l’homme Dom-Perignon en cette deuxième moitié du 17ème siècle et c’est une grand fierté que finalement d’avoir cet abri qui abrite l’âme et l’esprit du vin Dom-Perignon de nos jours

Frédéric Durand-Bazin :
Alors l’esprit Dom-Perignon c’est bien évidemment du Champagne mais pas que ça, c’est aussi un certaine nombre de grand principe..

Richard Geoffroy :
Cet esprit, effectivement, est de quelques grands principes, quelques grandes règles simples mais tellement fermes que de n’être que millésimé, qu’assemblé que sur des grands principes de l’équilibre parfait du blanc et du noir, d’un vignoble absolument incomparable et que d’avoir accès à l’ensemble des grands crus de la Champagne.. A savoir les 17 grands crus et ensuite sur une esthétique du vin qui est tellement bien démontré dans ce nouveau millésime 2002, d’un juge de paix, d’une vérité Dom-Perignon qui soit la bouche, d’un vrai engagement et d’une vraie philosophie de l’intensité à ne pas confondre avec la puissance, quelque chose de pénétrant, de persant, que ce soit plus sur la précision et l’harmonie que toute autre chose et enfin un potentiel de garde phénoménal

Frédéric Durand-Bazin :
On évoque les grands principes, est-ce que ça veut dire que l’on ne verra jamais de Dom-Perignon blanc de blancs et de Dom-Perignon mono-cru ou de mono-cépage ou un clos d’Hautvillers de Dom-Peringon?

Richard Geoffroy :
Certaines personnes qui croient aimer Dom-Perignon nous encourageraient d’avoir cet élément de distraction à étendre la proposition des vins Dom-Perignon vers une gamme quelque part et non. Dom-Perignon est un et indévisible, il n’est pas question de distraire de ces 2 assemblages du blanc et du rosé et au contraire d’y mettre toutes nos ressources en vignoble, en expertise, en efforts, en énergie et en amour..

Frédéric Durand-Bazin :
Là, on déguste le 2002. Est-ce que vous pouvez nous livrer vos impressions sur ce vin?

Richard Geoffroy :
C’est un millésime en mode majeur, c’est un millésime de richesse clairement et tout dans l’expression aromatique du vin, tout dans les caractères de la bouche signent un élément de richesse peut-être pas jusqu’à une opulence mais quand même. C’est en plein, les épaules sont larges, elles sont rondes, ce n’est pas sans me rappeler 1990 et c’est de ce niveau là. 2002 est à placer dans ces 20 dernières années au niveau de 1990 et 1996. Sans dépasser le 1996 mais en pedigree c’est de ce niveau-là. Un mode majeur avec un aromatique à ce stade d’existence d’un millésime Dom-Perignon. Une première sortie assez dramatique, assez grave pour un peu moins gris et un peu plus brun que d’habitude . Plus généreux et plus profond et suggérant la complexité et la bouche encore une fois : de la matière, la substance, du gras, de l’enveloppe et aussi une allonge. Dans la signature, il y a un drive qui l’emmène, qui se développe, qui s’étend, qui est assez extraordinaire et qui va rester pour toujours.

Double Verticale Champagne Deutz :
Blanc de Blancs et William Deutz millésimé

Champagne Deutz Blancs de Blancs 2004Champagne William Deutz millésimé

Deutz Blanc de Blancs 1998
Nez complexe de fleurs séchées, tisane de tilleuil, menthe, des touches crayeuses. La bouche est vive, tendue, avec une belle droiture, un volume bien équilibré par une fraicheur qui garde le vin très jeune, sur des notes citronnées. En pleine forme, ce champagne est très élégant.

Deutz Blanc de Blancs 1996
Des fruits secs, des notes de pain grillé, de miel, le nez est ouvert et complexé par une évolution lente. La bouche est belle et vibrante, avec du tonus, une belle constitution qui balance entre puissance et vivacité du millésime, avec une amertume racée en finale. Encore beaucoup de potentiel de garde, un champagne tout en énergie.

Deutz Blanc de Blancs 1995
Un nez de fruits confits, d’épices douces, avec des notes briochées et miellées, c’est la richesse de fruit qui domine ici. La bouche ample, riche, avec de belle densité de matière, une texture veloutée, appuyée sur des bulles crémeuses. Un champagne tout en courbes, racé et très séduicant.

Deutz Blanc de Blancs 1990
Le nez est plus évolué, sur le miel, les fruits secs, des touches minérales, d’herbes séchées, de sous-bois, de pain d’épices. La bouche est riche, opulente, avec une belle rondeur souslignée par une mousse tapissante. Le vin finit complexe, très aromatique, avec une longueur imposante.

Deutz Blanc de Blancs 1989
Une palette aromatique originale, avec des notes d’aiguilles de pin, des notes balsamiques et fumées, une minéralité marquée, des fruits secs. Belle bouche équilibrée, avec une fraîcheur intégrée dans une matière dense, une belle balance entre volume et nervosité. Le vin finit tout en élégance complexe, encore structurée.

Deutz Blanc de Blancs 1988
Nez de sous-bois, champignons, herbe sèche, pomme au four. La bouche est encore riche, bien équilibrée, mais elle n’a pas la précision des millésimes précédents. Ce champagne aurait dû être bu plus tôt.

William Deutz 1996
Nez ouvert sur un fruité encore très frais, avec des épices orientales, des notes de noisette, de brioche beurrée. La bouche est dense et puissante, avec une belle acidité vibrante, cristalline, qui donne à l’équilibre un tonus bien dans la lignée du millésime. Grande longueur, racée et complexe, dans un style tendu et tout en relief. Il n’a pas fini son évolution, mais il se montre déjà très excitant.

William Deutz 1995
Une robe, avec une palette aromatique ouverte, sur des notes balsamiques, de fruits rouges rôtis, des épices douces, des notes de cuir. La bouche attaque ronde, puissante, avec de la chair, un équilibre qui penche un peu vers la chaleur, l’acidité est tapie dans la matière. Un champagne tout en courbes, avec une vraie vocation gastronomique, la finale s’allonge sur une complexité évoluée.

William Deutz 1990
Un nez sur des notes évoluées, miel, notes torréfiées, cacao, fruits secs, une belle minéralité fumée. La bouche est riche, épicée, sur ces notes tertiaires qui marquent une évolution accomplie. Belle finale ouverte, trés toastée, peut-être moins complexe que dans d’autres millésimes.

William Deutz 1988
Superbe minéralité, complexée par une évolution complexe, faite de notes fumées, silex, noisette, miel, un ensemble racé et très expressif. La bouche suit dans le même style, très épuilibrée, imprégnée d’une mousse délicate, avec une rétro-olfaction qui ramène les fruits rouges en avant. Le vin finit sur des sensations tactiles follement racées. Un grand champagne en pleine expression.

William Deutz 1985
La robe est évoluée, tout comme le nez, avec des notes de rancio, fruits secs amandés, cire d’abeille. La bouche semble mince derrière le vin précédent, avec une expression un peu passée. Il aurait dû être bu.

Présentation de la maison Delamotte-Salon
en Video par Didier-Depond lui-même

Dans cette vidéo Didier Depond, dirigeant des marques de Champagnes Salon et Delamotte explique les spécificités de ces 2 maisons de Négoce. Il est interviewé par Frédéric Durand-Bazin du Figaro.fr qui s’appelle « Un Verre avec.. » Ils reviennent sur le jumelage et la complémentarité de ces 2 maisons situées au Mesnil-sur-Oger, terroir grand cru de la Côte des Blancs. Il s’en suit d’une dégustation du champagne Salon 1997 devant la vitrine des caves Legrand dans le 8ème arrondissement de Paris.

Frédéric Durand-Bazin
Vous êtes le directeur exécutif du champagne Laurent-Perrier et président du directeur de Delamotte et Salon. Deux maisons qui appartiennent à Laurent-Perrier. Quelle est l’histoire de ces deux marques?

Didier Depond
Delamotte et Salon ont des histoires assez atypiques. delamotte est l’une des maisons les plus anciennes de la champagne puisqu’elle a été créé en 1760. Elle fait partie des 3/4 maisons les plus anciennes. Quand on dit maison, c’est maison de Négoce en Champagne et implantée depuis 250 ans au Mesnil-sur-Oger qui est au coeur de la côte des blancs et des grands chardonnays. Quant à Salon, c’est une histoire un peu plus récente. C’est une histoire du début du 20ème siècle avec une histoire très atypique. Salon était le nom d’un homme : Eugène Aimé Salon qui a créé cette maison pour sa consommation personnelle et celle de ces amis et qui en a fait progressisvement, et avec notre aide parès, un vin qui est devenu mythique.

Frédéric Durand-Bazin
C’est vrai que Salon a cela de particulier que d’abord cette marque ne produit qu’une seule cuvée et pas toutes les années. Comment cela se fait?

Didier Depond
C’était l’idée de départ de Monsieur Salon. Le concept même de Salon était de faire un vin uniquement à base de chardonnay, c’est le premier champagne blanc de blancs qui a existé. du chardonnay issu que d’un seul village : le Mesnil-sur-Oger qui est considéré comme l’un des 3/4 villages où le chardonnay s’épanouit le mieux. Et l’idée de faire le champagne Salon que lorsque c’est une très grande année à millésimé sinon on ne fait rien. Donc de ne faire q’un seul vin millésimé et de le faire vieillir minimum 10 ans avant de le dégorger et de le consommer.

Frédéric Durand-Bazin
Le premier millésime date de quand?

Didier Depond
Le premier millésime officiel est 1905. Aujourd’hui, nous sommes sur le millésime 1997. En 100 ans, nous avons produit que 37 millésimes. Nous n’avons produit que 37 fois du vin en 100 ans. Ce qui en fait bien sur le Champagne plus rare mais aussi le vin le plus rare puisqu’il n’y a pas d’autre exemple dans le monde d’un domaine ou d’un château qui n’a produit que 37 fois du vin en 1 siècle.

Frédéric Durand-Bazin
Le prochain millésime qui va venir sera le millésime 1999 et bizarrement vous serez l’une des seule maison à ne pas faire le 2000. Vous avez décidé de ne pas le millésimer. Comment ça se fait?

Didier Depond
Absolument, 1999 sera dans à peu près 1 an/1 an et demi pour ce millésime 1999 et le 2000 n’a pas été fait chez Salon puisqu’en 2000, comme nous n’utilisons que des raisins qui viennent du Mesnil-sur-Oger et que le 14 Août 2000 il y a eu un très gros orage qui a vendangé ce soir là 40% du vignoble et les raisins qui restaient, étaient d’une qualité médiocre. Et donc chez nous, si nous n’avons fait que 37 millésimes en 100 ans, c’est que la qualité et la rigueur c’est un travail de tous les jours.

Frédéric Durand-Bazin
Alors que deviennent les raisins quand ils ne vont pas dans le champagne Salon?

Didier Depond
Quand Salon ne déclare pas un millésime sous la marque Salon, les raisins passent chez Delamotte qui est la maison soeur de Salon. On dit soeur car on marle souvent de Delamotte et Salon et de Salon et Delamotte car ce sont vraiment 2 maisons soeur. Les 2 bâtiments des 2 maisons se touchent, il y a juste un mur mitoyen et il y a vraiment une osmose entre ces 2 marques. Donc lorsqu’il n’y a pas de Salon les raisins et donc les vins passent chez Delamotte et viennent renforcer les volumes de Delamotte.

Frédéric Durand-Bazin
Si j’achète donc une bouteille de Delamotte 1998, j’ai la possibilité de boire un petit peu de Salon?

Didier Depond
Il n’y a pas de 1998, même pas chez Delamotte

Frédéric Durand-Bazin
Vous conservez au moins 10 ans vos vins au moins chez Salon, ce qui veut dire que vous aimez mettre vos vins sur le marché quand ils sont mures. Est-ce que ça veut dire que vous êtes de ce qui pensent que les champagnes peuvent vieillir en cave, y compris chez les particuliers et que l’on peut trouver du plaisir dans des vieux champagnes?

Didier Depond
Du plaisir dans les vieux champagnes, c’est oui massif et franc sans y réfléchir plus que ça car le champagne est fait pour vieillir. Les cépages qui sont utilisés sont les mêmes que la Bourgogne c’est-à-dire le Chardonnay et le Pinot Noir ainsi que le Pinot Meunier en plus en Champagne. Oui on peut faire vieillir les champagnes et oui on peut faire vieillir les champagnes blanc de blancs issus du chardonnay. Chez Salon, on fait ça depuis 100 ans, on a donc un recul parlant. On peut boire des vins chez Salon qui ont 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans et plus.. qui sont généralement d’une fraîcheur exemplaire.

La Dégustation Salon 1997 aux Caves Legrand :
Ce Salon 1997 est vin que l’on qualifie, nous, de vin féminin, qui a toute cette légèreté et cette élégance. Il a un côté dentelle qui est très spécial au 1997 puisqu’il succède au 1996 qui avait un trait masculin. Là nous sommes sur un vin extrêmement féminin. Des bulles très fines bien sur qui est le propre des grands champagnes. Nous l’avons servi dans un verre, dans un vrai verre à vin et non pas une flute ou une coupe. C’est un vrai verre à vin où l’on peut remuer le vin, un vrai verre tulipe. Un nez très floral, un nez que l’on qualifie avec des notes d’agrumes, notes de kiwi.. En bouche, c’est une explosion florale, c’est tout le coté fleur blanche, un peu de jasmin, un côté chèvrefeuille, du tilleuil également. C’est toutes ces fleurs blanches qui sont également avec ces pistils jaunes et qui après tendent sur ce côté miellé. On voit par sa structure, un niveau d’acidité et un niveau de minéralité qui sont très typiques chez Salon. A l’origine au Mesnil-sur-Oger, ce que l’on recherche pour Salon, c’est l’extraction du sol et l’extraction du chardonnay. Il n’y a pas d’artifice comme du bois où l’on pourrait le faire vieillir, nous, tout ça c’est des vins très nets, très droits, très précis

Notes des 20 derniers millésimes en Champagne

Champagne Salon Mesnil 1997

Dans cette rétrospective des 20 derniers millésimes (depuis 1990), sont notifiés, par millésime, la note de dégustation sur 20, suivi du potentiel de garde ainsi que les points forts et faibles du millésime ainsi que des observations diverses sur le millésime comprenant parfois des cuvées recommandées.

Champagne Millésimé 2008 :
Note Générale : 17/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Beaux Pinots Noirs, des rendements faibles, une activité marquée et de la concentration.
Points Négatifs : Des Chardonnays rentrés tôt.

Champagne Millésimé 2007 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Une millésime pour le Chardonnay, avec de la fraîcheur et de la puissance aromatique.
Points Faibles : Pinots Meuniers décevants. Premiers vins de pinot noir en sous-maturité.

Champagne Millésimé 2006 :
Note Générale : 14/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Pinot Noir plus réussi que le Chardonnay. Belles cuvées à Aÿ, Verzy, Avize et Oger
Points Négatifs : Meuniers fragiles, blancs en retrait.

Champagne Millésimé 2005 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : des chardonnays très réussis
Points Faibles : des poinots meuniers dilués

Champagne Millésimé 2004 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : des champagnes équilibrés. Qualité des chardonnays et des pinots meuniers.
Points Négatifs : quelques cuvées vertes et diluées.

Champagne Millésimé 2003 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Hauts degrés alcooliques et concentration
Points Faibles : le chardonnay n’est pas à la fête

Champagne Millésimé 2002 :
Note Générale : 18/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Beaux Chardonnays aromatiques, pinots noirs généreux
Points Faibles : mollesse de certaines cuvées.

Champagne Millésimé 2001 :
Note Générale : 11/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Rarement millésimé
Points Faibles : Faibles maturité et acidités élévées.

Champagne Millésimé 2000 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : De grands pinots noirs
Points Faibles : des acidités basses

Champagne Millésimé 1999 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Les meilleurs s’en sortent
Points Faibles : récolte énorme et vins souvent dilués

Champagne Millésimé 1998 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Bon chardonnay avec de la fraîcheur
Points Faibles : pinot noir en sous maturité

Champagne Millésimé 1997 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Souples et faciles. Rarement millésimé
Points Faibles : Parfois dilués

Champagne Millésimé 1996 :
Note Générale : 19/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Le grand millésime de la décennie
Points Faibles : des champagnes avec des acidités redoutables

Champagne Millésimé 1995 :
Note Générale : 18/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Superbe chardonnay dans la côte des blancs
Points Faibles : Maturité moyenne des pinots noirs et des pinots meuniers

Champagne Millésimé 1994 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Beau Pinot Meunier
Points Faibles : des champagnes souples qui manquent de fruits

Champagne Millésimé 1993 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Beau pinot meunier et très bon chardonnay
Points Faibles : le pinot noir est très décevant

Champagne Millésimé 1992 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : quelques beaux blancs de blancs millésimés
Points Faibles : les champagnes manquent de matière

Champagne Millésimé 1991 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Beaux Chardonnays, en particulier dans la Côte des Blancs
Points Faibles : Rarement millésimés, les champagnes manquent de matière

Champagne Millésimé 1990 :
Note Générale : 19/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Année Exceptionnelle, en particulier pour les pinots meuniers
Points Faibles : les meilleurs millésimés vieilliront à la perfection

Verticale RVF exceptionnelle du
Taittinger Comtes de Champagne

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Demeure des Comtes de Champagne qui appartient au champagne Taittinger
Le champagne Taittinger Comtes de Champagne fait partie, selon la RVF, des 10 meilleurs champagnes. Le Comtes de Champagne est le seul champagne de luxe a mentionné la provenance de ses crus et sa typicité. En effet, cette cuvée est la seule a mentionnée qu’elle provient d’un terroir Grand Cru. Ce champagne est issu de la cote des blancs, elle fut créée en 1952. Elle est produite à 100.000 bouteilles et sa version rosée est produite à 10.000 bouteilles maximum selon les millésimes. Ce Comtes de Champagne rosé est composé de 30% de Chardonnay et 70% de Pinot Noir, tous issus de vigne Grand Cru, dont 15% de Pinot Noir pour élaborer les vins tranquilles, Aoc Coteaux Champenois, qui servent à l’assemblage du rosé. Une telle proportion pour l’élaboration du champagne rosé donnent à ce champagne Taittinger un coté vineux, fruité, très en chair..

La RVF a également fait une incroyable verticale sur les deux version brut et rosé. Du millésime 1971 au 1999, actuel millésime en vente du Comtes de Champagne brut et les millésimes 1996, 1995 et 1985 pour le Comtes de Champagne Rosé.

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Taittinger Comtes de Champagne

Verticale RVF Comtes de Champagne Brut :

• 1999 : 17,5/20
• 1998 : 18/20
• 1996 : 17/20
• 1995 : 18/20
• 1990 : 16,5/20
• 1989 : 17,5/20
• 1988 : 19/20
• 1985 : 18/20
• 1973 : 18/20
• 1971 : 18,5/20

Verticale RVF Comtes de Champagne Rosé :

• 1996 : 18/20
• 1995 : 17/20
• 1985 : 19,5/20
Selon la dégustation RVF, ces 2 cuvées ont l’air opposées en terme d’élaboration. La version brut semble chercher la finesse en étant 100% Chardonnay alors que la version rosée est composée uniquement de 30% de Chardonnay, pour effectivement donner l’effet inverse c’est-à-dire, un côté fruitée très prononcée et ample en bouche.

Dégustation de Champagnes Rosé par le magazine l’Union

Dégustation des Champagnes Rosés de Prestige : Dom-Perignon rosé, Dom-Ruinart rosé

Le plus célèbre des journaux de la Champagne : l’Union a paru un numéro spécial en Juillet sur une sélection de Champagnes Rosés. Lors de cette dégustation, 103 bouteilles de Champagne Rosés ont été dégustées aussi bien les champagnes rosés de prestige, les rosés de chaque maison de champagne ainsi que les coopératives et les vignerons indépendants. Cette dégustation a été réalisée au sein du Château Les Crayères, célèbre restaurant de Reims qui ne sert à la carte que du Champagne, et l’équipe des Crayères, dont Philippe Jamesse (chef sommelier) a pris part à ce tasting.

Liste des champagnes rosés de Prestige :
William Deutz Rosé 1999, Dom Perignon Rosé Vintage 2000, Krug Rosé, Laurent-Perrier Cuvée Alexandra Rosée, Perrier-Jouet Belle Epoque 2002, Dom-Ruinart Rosé 1996, Taittinger comtes de Champagne 2004 et Veuve Clicquot Grande Dame 1998.

Liste des champagnes rosés de Maison de Champagne :
Ayala Rosé Majeur, Ayala Cuvée Rosé Nature, Billecart-Salmon Brut Rosé, Champagne Boizel Joyau de France 2000, Champagne Boizel Brut Rosé, Champagne Bollinger Rosé, Edouard Brun Rosé Brut, Edouard Brun l’Élégante, Veuve Clicquot Rosé Brut, Charles de Cazanove Brut Rosé, Charles de Cazanove Vieille France, Louis de Sacy Brut Rosé Grand Cru, J. de Telmont Rosé, Delamotte Rosé, Deutz Brut Rosé 2005, Duval Leroy Brut Rosé, Champagne Gardet Brut Rosé, Champagne Gardet Rosé de Saignée Cuvée 2005, Gosset Grand Rosé, Gosset Célébris 2003 Rosé Extra Brut, Alfred Gratien Cuvée Paradis Rosé, Alfred Gratien Rosé Brut, Charles Heidsieck Rosé Réserve, Laurent-Perrier Cuvée Rosé, Lenoble Rosé Millésimé 2005, G.H Martel Brut Rosé, G.H Martel Victoire, Mercier Brut Rosé, Moët & Chandon Rosé Impérial, Moët & Chandon Grand Vintage Rosé 2003, Moutardier Cuvée Rosé, G.H Mumm Brut Rosé, Joseph Perrier Vintage Rosé 2002, Joseph Perrier Cuvée Royale Brut Rosé, Perrier-Jouet Blason Rosé, Piper Heidsieck Rosé Sauvage, Pommery Rosé Apanage, Roederer Rosé Vintage 2005, Ruinart Brut Rosé, Taittinger Prestige Rosé, Thienot Brut Rosé

Liste des champagnes rosés de Vingerons et coopératives :
Paul Bara Brut Grand Rosé, Paul Bara Special Club Rosé, Baron Albert Brut Rosé, Baron Albert Cuvée AL, Beaumont des Crayères Fleur de Rosé 2004, Beaumont des Crayères Grand Rosé, Christian Bourmault Cuvée R de Rosa, Christian Busin Rosé, Claude Cazals Cuvée Rosée, Chardonnet & Fils Rosé de Saignée, Charpentier Terre d’émotion Rosé, Charpentier Rosé Brut, Coessens Rosé de Saignée, de Castelnau Rosé Brut, Philippe Dechelle Brut Rosé, de Saint Gall Brut Rosé, de Sousa & Fils Cuvée des Caudalies Brut Rosé, de Sousa Rosé Brut, Duménil Brut Vieilles Vignes Rosé, Fallet Dart Brut Rosé, Nicolas Feuillate Cuvée 225, René Geoffroy Blanc de Rose, René Geoffroy Rosé de Saignée, Paul Goerg Rosé Brut, Henry Goutorbe Rosé Brut, Gremillet Brut Rosé Infiniment, Charles Heston Rosé Brut, Jacquart Brut Mosaïque Rosé, Jacqueline Dumez Rosé de Saignée, Larmandier Bernier Rosé de Saignée, Leclerc Briant Rubis de Noirs, R.C Lemaire Rosé de Saignée, Nicolas Maillart Rosé Grand Cru, Mailly Grand Cru l’Intemporelle Rosé, Mailly Grand Cru Brut Rosé, Pierre Moncuit Brut Rosé Grand Cru, Morel Père & Fils Rosé de Cuvaison, Morize Père & Fils Brut Rosé, Champagne Napoléon Rosé Brut, Alain Navarre Rosé de Saignée, Champagne Pannier Égérie Rosé de Saignée, Pierre Peters Rosé for Albane, Grand Prieur Rosé Brut, Denis Salomon Rosé de Saignée, Sanchez le Guédard Rosé de Saignée, Bernard Tornay Vieille Réserve Rosé, Veuve Fourny & Fils Rosé Premier Cru, Veuve Olivier & Fils Rosé de Saignée, Vincent d’Astrée Brut Rosé Rêve d’Été, Vincent d’Astrée Rêve d’Été Rosé de Saignée.

Source : l’Union

Verticale plusieurs millésimes de Cristal Roederer

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1979 :
Dégusté en Magnum, il se révèle splendide, avec une bouche qui mêle puissance et raffinement. La bulle est caressante, enveloppante et permet au vin d’exprimer toute sa complexité et sa fraicheur. Riche et plein en bouche, avec une finale étirée et finalement minérale.
Note : 19,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1988 :
Il évolue dans une registre intéressant, davantage marqué par des notes tertiaires qui évoquent les sous-bois, l’humus, la mousse fraîche. La bouche est très racée, dotée encore d’une belle vivacité et de beaucoup de précision. Un Champagne de table.
Note : 18/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer Rosé 1989 :
Cuvée très rare, le rosé de Cristal Roederer est, dans ce millésime 1989, un vin d’une élégance absolue. La teinte rosée à peine suggérée et les petites notes de fruits rouges qui soulignent délicatement la bouche sont parfaitement fondues. vin délicat, mais aussi très persistant et ample, avec beaucoup de raffinement.
Note : 18,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1990 :
Un régal absolu! Il arrive à pleine maturité, avec une bouche tout en équilibre et en complexité? Tout est fondu et l’harmonie prédomine dans un registre qui évoque la brioche chaude, le miel d’acacia, les fruits secs. Grande finale explosive.
Note : 19/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1996 :
Millésime considéré comme exceptionnel, l’année 1996 a conservé une insolente jeunesse, exprimant des fines notes d’agrumes d’agrumes et de fruits secs. Son haut niveau n’est pas encore tout à fait fondu et le vin demeure tendu. L’allonge est fantastique, mais il est urgent de l’attendre encore.
Note : 18,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1999 :
Issu d’un millésime riche et mûr, le Champagne Cristal Roederer 1999 affiche un côté solaire, des notes de cire d’abeille, de fruits jaunes et de torréfaction au nez. La bouche est savoureuse, sphérique et ample. A boire dès maintenant.
Note : 17,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 2002 :
C’est le dernier millésime produit par la maison. Encore très jeune et vif en bouche, il est doté d’un potentiel énorme, avec une grande vinosité et un support minéral remarquable. L’allonge du vin et la finesse de la bulle signent là une grande expression de la cuvée qu’il faudra attendre au moins cinq ans pour qu’elle s’exprime pleinement.
Note : 18,5/20

Le célèbre classement de la Revue du Vin de France

Comme tous les ans, La Revue des Vins de France sort pour les fêtes de fin d’année le classement des 200 meilleures cuvées de légende qui sont toujours en vente pour les fêtes de fin d’année. Cette année, le trophée 2009 revient au Champagne Veuve Clicquot avec sa cuvée rosée 1989 en Magnum. L’année dernière, ce titre fut conquis par Krug avec sa cuvée Clos du Mesnil 1996 mais cette année, la maison n’est même pas présente bizarrement (seul le Krug 1998 est présent dans le top).

Contrairement à cette tête de liste amovible, la 2ème place reste pour la deuxième année consécutive à la maison de Champagne Bollinger mais avec sa cuvée Grande Année Rosé 2002.

Toutes les grandes maisons se succèdent ensuite Roederer avec son Cristal Roederer 2002, Jacques Selosse le champagne de récoltant manipulant, Krug et plein d’autres sublimes cuvées..