Présentation Champagne Krug par Olivier Krug

Frédéric Durand-Bazin :
Vous êtes le directeur de la maison Krug qui prote votre nom et a rejoint le groupe LVMH depuis 1999. Est-ce que vous pouvez retracer l’histoire de Krug?

Olivier Krug :
La maison Krug a été fondée en 1843 par mon arrière-arrière-arrière grand père qui s’appelait Johann Joseph Krug qui était allemand et qui depuis une dizaine d’année travaillait dans une autre maison de champagne à qui il n’avait pas réussi à vendre l’idée d’un champagne au goût extraordinaire et consistant. Et donc à l’âge de 43 ans il trouve un sponsor, un mécène qui croit en son projet et qui l’aide à créer ce champagne au goût extraordinaire

Frédéric Durand-Bazin :
On dit que pour résumer le style Krug commence là où le champagne s’arrête. Est-ce qu’on peut en dire plus sur ce fameux style?

Olivier Krug :
Le Style Krug est un style généreux et extrêmement facile à comprendre. Le style Krug rappelle toutes les caractéristiques d’un grand vin, c’est riche en arômes, c’est complexe, c’est long, c’est profond. C’est par excellence l’un des grands champagnes à marier avec les plus belles cuisines mais il y a dans tous ces Krug énormément de finesse et d’élégance. C’est ce que j’appelle la colonne vertébrale de fraicheur de Krug qui est une des caractéristiques de Krug. Donc Krug c’est l’équilibre entre les caractères d’un grand vin et la beauté d’un grand champagne.

Frédéric Durand-Bazin :
Et il y a aussi une vinification en fûts bois?

Olivier Krug :
Pour arriver à ce goût, il y a certaines règles, on appelle ça des piliers dans la maison qui commencent par la sélection des raisins. Chez Krug on a beaucoup plus loin que la simple sélection de Pinot Noir, Chardonnay et Pinot Meunier. On va même encore plus loin dans le choix de différents crus. Dans un même cru, on peut séparer les parcelles, ces parcelles sont vinifiés, et c’est notre deuxième pilier et probablement le pilier le plus connu de la maison Krug, exclusivement en petits fûts de chêne traditionnels, on parle de pièces champenoises de 205 litres qui sont tout sauf des fûts neufs car nous ne sommes pas du tout à la recherche de tanins, de goût de bois, d’amertume qui ne correspondraient pas au goût Krug mais tout se passe dans ces échanges mystérieux entre le vin et l’oxygène au travers du bois. On a chez nous des vins qui subissent une fermentation haute fidélité, donc des vins avec énormément de caractère et d’expression. Et puis le troisième point, qui est le point le plus crucial de la maison, c’est l’Assemblage puisque Krug n’est pas réputé pour un millésime ou une spécialité mais Krug est réputé sa Grande Cuvée qui n’a pas d’année.

Frédéric Durand-Bazin :
Alors comme vous l’indiquiez, effectivement un champagne provient de l’assemblage, assemblage de crus, assemblage de millésime, assemblage de terroir et pourtant vous avez 2 vins particuliers qui sont mono-cépage, qui sont mono-crus et qui sont millésimés. Ce sont le Clos d’Ambonnay et le Clos du Mesnil, pourquoi ce choix?

Olivier Krug :
C’était des choix naturels. Dans notre process, nous sommes obsessifs avec la recherche du caractère de chaque parcelle individuelle et il se trouve que dans l’histoire de la maison, nous avons rencontré 2 parcelles magiques, la première étant cette parcelle extraordinaire du Clos du Mesnil qui est une toute petite parcelle d’1,85 hectare de pur Chardonnay niché au cœur du village du Mesnil et close de mur. Et au fil des dégustations, nous nous sommes rendu compte que les vins produits dans cette parcelle n’avait pas du tout les mêmes caractères des vins du Mesnil qui eux mêmes sont déjà formidables. Et en 1979, mon père et mon oncle ont décidé de faire une petite expérience de tirer à part les vins de ce vignoble et de voir ce que ça donnait.

Frédéric Durand-Bazin :
Et même histoire pour le Clos d’Ambonnay?

Olivier Krug :
Et même histoire quelques années plus tard avec le clos d’Ambonnay, histoire qui a commencé au tout début des années 1990 avec quelques approches et puis une acquisition secrète de ce vignoble en 1994 suivi de la formidable vendange de 1995, une mise en bouteille bien évidemment secrète et il y a 2 ans, nous avons convié les quelques amateurs de Krug et quelques amis à découvrir ce nouveau joyau que l’on cachait depuis 15 ans.

Dégustation Champagne Krug 1998 par Olivier Krug :
Ce soir, nous dégustons Krug 1998 qui est le plus récent des rares millésimes de Krug, le 4ème est dernier millésime de la décade des années 1990 qui a vu passer les exubérants 1990 et 1996, le très classique 1995. 1998 est une année atypique puisque c’est une année excessivement chaude. C’est un défi pour l’assembleur et en 1998 nous avons fait ce vin qui est opulent, riche, miellé, généreux et qui est en même temps toujours avec cette architecture de fraicheur, cette colonne vertébrale de vie que l’on attend de tous les champagnes Krug. Son prix est entre 250 et 300€ chez votre bon caviste. Le bon accord chez Krug est un sujet très vaste, très libre. Il n’y a pas de champagne plus versatile que Krug. Le bon accord peut être celui d’hier soir chez un ami restaurateur : un homard simplement grillé sur la braise avec un beurre demi-sel, succulent.

Source : Le Figaro.fr

Présentation Champagne Dom-Perignon par Richard Geoffroy

Frédéric Durand-Bazin :
Bonjour, vous êtes chef de cave chez Dom-Perignon depuis 1990, donc depuis 20 ans, ça fait donc 20 millésimes ou moins?

Richard Geoffroy :
Un peu moins quand même

Frédéric Durand-Bazin :
L’Histoire de Dom-Perignon ne débute pas avec vous, elle est un petit peu antérieure. On peut en dire quelques mots?

Richard Geoffroy :
Dom-Perignon est associé intimement à l’histoire de la Champagne. C’est toute l’histoire, c’est 3 siècles d’histoire, de traditions. C’est porter le nom de celui qui est unanimement reconnu comme le père de la champagne. C’est un figure à la fois visionnaire, charismatique et spirituelle. Et c’est une merveilleuse responsabilité que de porter le nom si haut et si fort.

Frédéric Durand-Bazin :
A tel point que Dom-Perignon est toujours à l’abbaye d’Hautvillers?

Richard Geoffroy :
Oui l’Abbaye d’Hautvillers est donc le lieu d’activité de l’homme Dom-Perignon en cette deuxième moitié du 17ème siècle et c’est une grand fierté que finalement d’avoir cet abri qui abrite l’âme et l’esprit du vin Dom-Perignon de nos jours

Frédéric Durand-Bazin :
Alors l’esprit Dom-Perignon c’est bien évidemment du Champagne mais pas que ça, c’est aussi un certaine nombre de grand principe..

Richard Geoffroy :
Cet esprit, effectivement, est de quelques grands principes, quelques grandes règles simples mais tellement fermes que de n’être que millésimé, qu’assemblé que sur des grands principes de l’équilibre parfait du blanc et du noir, d’un vignoble absolument incomparable et que d’avoir accès à l’ensemble des grands crus de la Champagne.. A savoir les 17 grands crus et ensuite sur une esthétique du vin qui est tellement bien démontré dans ce nouveau millésime 2002, d’un juge de paix, d’une vérité Dom-Perignon qui soit la bouche, d’un vrai engagement et d’une vraie philosophie de l’intensité à ne pas confondre avec la puissance, quelque chose de pénétrant, de persant, que ce soit plus sur la précision et l’harmonie que toute autre chose et enfin un potentiel de garde phénoménal

Frédéric Durand-Bazin :
On évoque les grands principes, est-ce que ça veut dire que l’on ne verra jamais de Dom-Perignon blanc de blancs et de Dom-Perignon mono-cru ou de mono-cépage ou un clos d’Hautvillers de Dom-Peringon?

Richard Geoffroy :
Certaines personnes qui croient aimer Dom-Perignon nous encourageraient d’avoir cet élément de distraction à étendre la proposition des vins Dom-Perignon vers une gamme quelque part et non. Dom-Perignon est un et indévisible, il n’est pas question de distraire de ces 2 assemblages du blanc et du rosé et au contraire d’y mettre toutes nos ressources en vignoble, en expertise, en efforts, en énergie et en amour..

Frédéric Durand-Bazin :
Là, on déguste le 2002. Est-ce que vous pouvez nous livrer vos impressions sur ce vin?

Richard Geoffroy :
C’est un millésime en mode majeur, c’est un millésime de richesse clairement et tout dans l’expression aromatique du vin, tout dans les caractères de la bouche signent un élément de richesse peut-être pas jusqu’à une opulence mais quand même. C’est en plein, les épaules sont larges, elles sont rondes, ce n’est pas sans me rappeler 1990 et c’est de ce niveau là. 2002 est à placer dans ces 20 dernières années au niveau de 1990 et 1996. Sans dépasser le 1996 mais en pedigree c’est de ce niveau-là. Un mode majeur avec un aromatique à ce stade d’existence d’un millésime Dom-Perignon. Une première sortie assez dramatique, assez grave pour un peu moins gris et un peu plus brun que d’habitude . Plus généreux et plus profond et suggérant la complexité et la bouche encore une fois : de la matière, la substance, du gras, de l’enveloppe et aussi une allonge. Dans la signature, il y a un drive qui l’emmène, qui se développe, qui s’étend, qui est assez extraordinaire et qui va rester pour toujours.

Double Verticale Champagne Deutz :
Blanc de Blancs et William Deutz millésimé

Champagne Deutz Blancs de Blancs 2004Champagne William Deutz millésimé

Deutz Blanc de Blancs 1998
Nez complexe de fleurs séchées, tisane de tilleuil, menthe, des touches crayeuses. La bouche est vive, tendue, avec une belle droiture, un volume bien équilibré par une fraicheur qui garde le vin très jeune, sur des notes citronnées. En pleine forme, ce champagne est très élégant.

Deutz Blanc de Blancs 1996
Des fruits secs, des notes de pain grillé, de miel, le nez est ouvert et complexé par une évolution lente. La bouche est belle et vibrante, avec du tonus, une belle constitution qui balance entre puissance et vivacité du millésime, avec une amertume racée en finale. Encore beaucoup de potentiel de garde, un champagne tout en énergie.

Deutz Blanc de Blancs 1995
Un nez de fruits confits, d’épices douces, avec des notes briochées et miellées, c’est la richesse de fruit qui domine ici. La bouche ample, riche, avec de belle densité de matière, une texture veloutée, appuyée sur des bulles crémeuses. Un champagne tout en courbes, racé et très séduicant.

Deutz Blanc de Blancs 1990
Le nez est plus évolué, sur le miel, les fruits secs, des touches minérales, d’herbes séchées, de sous-bois, de pain d’épices. La bouche est riche, opulente, avec une belle rondeur souslignée par une mousse tapissante. Le vin finit complexe, très aromatique, avec une longueur imposante.

Deutz Blanc de Blancs 1989
Une palette aromatique originale, avec des notes d’aiguilles de pin, des notes balsamiques et fumées, une minéralité marquée, des fruits secs. Belle bouche équilibrée, avec une fraîcheur intégrée dans une matière dense, une belle balance entre volume et nervosité. Le vin finit tout en élégance complexe, encore structurée.

Deutz Blanc de Blancs 1988
Nez de sous-bois, champignons, herbe sèche, pomme au four. La bouche est encore riche, bien équilibrée, mais elle n’a pas la précision des millésimes précédents. Ce champagne aurait dû être bu plus tôt.

William Deutz 1996
Nez ouvert sur un fruité encore très frais, avec des épices orientales, des notes de noisette, de brioche beurrée. La bouche est dense et puissante, avec une belle acidité vibrante, cristalline, qui donne à l’équilibre un tonus bien dans la lignée du millésime. Grande longueur, racée et complexe, dans un style tendu et tout en relief. Il n’a pas fini son évolution, mais il se montre déjà très excitant.

William Deutz 1995
Une robe, avec une palette aromatique ouverte, sur des notes balsamiques, de fruits rouges rôtis, des épices douces, des notes de cuir. La bouche attaque ronde, puissante, avec de la chair, un équilibre qui penche un peu vers la chaleur, l’acidité est tapie dans la matière. Un champagne tout en courbes, avec une vraie vocation gastronomique, la finale s’allonge sur une complexité évoluée.

William Deutz 1990
Un nez sur des notes évoluées, miel, notes torréfiées, cacao, fruits secs, une belle minéralité fumée. La bouche est riche, épicée, sur ces notes tertiaires qui marquent une évolution accomplie. Belle finale ouverte, trés toastée, peut-être moins complexe que dans d’autres millésimes.

William Deutz 1988
Superbe minéralité, complexée par une évolution complexe, faite de notes fumées, silex, noisette, miel, un ensemble racé et très expressif. La bouche suit dans le même style, très épuilibrée, imprégnée d’une mousse délicate, avec une rétro-olfaction qui ramène les fruits rouges en avant. Le vin finit sur des sensations tactiles follement racées. Un grand champagne en pleine expression.

William Deutz 1985
La robe est évoluée, tout comme le nez, avec des notes de rancio, fruits secs amandés, cire d’abeille. La bouche semble mince derrière le vin précédent, avec une expression un peu passée. Il aurait dû être bu.

Notes des 20 derniers millésimes en Champagne

Champagne Salon Mesnil 1997

Dans cette rétrospective des 20 derniers millésimes (depuis 1990), sont notifiés, par millésime, la note de dégustation sur 20, suivi du potentiel de garde ainsi que les points forts et faibles du millésime ainsi que des observations diverses sur le millésime comprenant parfois des cuvées recommandées.

Champagne Millésimé 2008 :
Note Générale : 17/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Beaux Pinots Noirs, des rendements faibles, une activité marquée et de la concentration.
Points Négatifs : Des Chardonnays rentrés tôt.

Champagne Millésimé 2007 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Une millésime pour le Chardonnay, avec de la fraîcheur et de la puissance aromatique.
Points Faibles : Pinots Meuniers décevants. Premiers vins de pinot noir en sous-maturité.

Champagne Millésimé 2006 :
Note Générale : 14/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Pinot Noir plus réussi que le Chardonnay. Belles cuvées à Aÿ, Verzy, Avize et Oger
Points Négatifs : Meuniers fragiles, blancs en retrait.

Champagne Millésimé 2005 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : des chardonnays très réussis
Points Faibles : des poinots meuniers dilués

Champagne Millésimé 2004 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : des champagnes équilibrés. Qualité des chardonnays et des pinots meuniers.
Points Négatifs : quelques cuvées vertes et diluées.

Champagne Millésimé 2003 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Hauts degrés alcooliques et concentration
Points Faibles : le chardonnay n’est pas à la fête

Champagne Millésimé 2002 :
Note Générale : 18/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Beaux Chardonnays aromatiques, pinots noirs généreux
Points Faibles : mollesse de certaines cuvées.

Champagne Millésimé 2001 :
Note Générale : 11/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Rarement millésimé
Points Faibles : Faibles maturité et acidités élévées.

Champagne Millésimé 2000 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : De grands pinots noirs
Points Faibles : des acidités basses

Champagne Millésimé 1999 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Les meilleurs s’en sortent
Points Faibles : récolte énorme et vins souvent dilués

Champagne Millésimé 1998 :
Note Générale : 16/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Bon chardonnay avec de la fraîcheur
Points Faibles : pinot noir en sous maturité

Champagne Millésimé 1997 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Moyen
Points Forts : Souples et faciles. Rarement millésimé
Points Faibles : Parfois dilués

Champagne Millésimé 1996 :
Note Générale : 19/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Le grand millésime de la décennie
Points Faibles : des champagnes avec des acidités redoutables

Champagne Millésimé 1995 :
Note Générale : 18/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Superbe chardonnay dans la côte des blancs
Points Faibles : Maturité moyenne des pinots noirs et des pinots meuniers

Champagne Millésimé 1994 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Beau Pinot Meunier
Points Faibles : des champagnes souples qui manquent de fruits

Champagne Millésimé 1993 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : Beau pinot meunier et très bon chardonnay
Points Faibles : le pinot noir est très décevant

Champagne Millésimé 1992 :
Note Générale : 13/20 – Potentiel de Garde : Faible – A boire
Points Forts : quelques beaux blancs de blancs millésimés
Points Faibles : les champagnes manquent de matière

Champagne Millésimé 1991 :
Note Générale : 15/20 – Potentiel de Garde : Grand
Points Forts : Beaux Chardonnays, en particulier dans la Côte des Blancs
Points Faibles : Rarement millésimés, les champagnes manquent de matière

Champagne Millésimé 1990 :
Note Générale : 19/20 – Potentiel de Garde : Très Grand
Points Forts : Année Exceptionnelle, en particulier pour les pinots meuniers
Points Faibles : les meilleurs millésimés vieilliront à la perfection

Verticale RVF exceptionnelle du
Taittinger Comtes de Champagne

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Demeure des Comtes de Champagne qui appartient au champagne Taittinger
Le champagne Taittinger Comtes de Champagne fait partie, selon la RVF, des 10 meilleurs champagnes. Le Comtes de Champagne est le seul champagne de luxe a mentionné la provenance de ses crus et sa typicité. En effet, cette cuvée est la seule a mentionnée qu’elle provient d’un terroir Grand Cru. Ce champagne est issu de la cote des blancs, elle fut créée en 1952. Elle est produite à 100.000 bouteilles et sa version rosée est produite à 10.000 bouteilles maximum selon les millésimes. Ce Comtes de Champagne rosé est composé de 30% de Chardonnay et 70% de Pinot Noir, tous issus de vigne Grand Cru, dont 15% de Pinot Noir pour élaborer les vins tranquilles, Aoc Coteaux Champenois, qui servent à l’assemblage du rosé. Une telle proportion pour l’élaboration du champagne rosé donnent à ce champagne Taittinger un coté vineux, fruité, très en chair..

La RVF a également fait une incroyable verticale sur les deux version brut et rosé. Du millésime 1971 au 1999, actuel millésime en vente du Comtes de Champagne brut et les millésimes 1996, 1995 et 1985 pour le Comtes de Champagne Rosé.

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Taittinger Comtes de Champagne

Verticale RVF Comtes de Champagne Brut :

• 1999 : 17,5/20
• 1998 : 18/20
• 1996 : 17/20
• 1995 : 18/20
• 1990 : 16,5/20
• 1989 : 17,5/20
• 1988 : 19/20
• 1985 : 18/20
• 1973 : 18/20
• 1971 : 18,5/20

Verticale RVF Comtes de Champagne Rosé :

• 1996 : 18/20
• 1995 : 17/20
• 1985 : 19,5/20
Selon la dégustation RVF, ces 2 cuvées ont l’air opposées en terme d’élaboration. La version brut semble chercher la finesse en étant 100% Chardonnay alors que la version rosée est composée uniquement de 30% de Chardonnay, pour effectivement donner l’effet inverse c’est-à-dire, un côté fruitée très prononcée et ample en bouche.

Les lettres du Champagne Krug

Champagne Krug : les lettres de mon champagne

Rémi Krug retrace dans cet abécédaire toutes les citations et références des plus grands de ce monde, livret édité dans les années 1990 par la maison Krug elle même pour fédérer les « Krugistes » : Amateurs du Goût du Champagne Krug.

Veuillez trouver ci dessous quelques citations :

A comme Atelier Krug

Jean Dutourd de l’Accadémie Française : « On peut dire qu’il y a un Atelier Krug », comme on dit qu’il y avait un atelier Breughel ou un atelier Rubens. Messieurs Krug, depuis cinq générations, font un champagne plein de secrets comme la peinture flamande. Sur leur palette, il y a la terre, le raisin, la France, et leur pinceau fait avec cela leur chef d’oeuvre. »

B comme Bon Dieu

Paul Lévy (Observer Magazine) : « Krug doit être ce que le Bon Dieu donne à ses anges quand ils ont été particulièrement gentils. »

F comme Fûts de Chêne et Famille Krug

Pierre Tranoy de Sud-Ouest Magazine : « Il n’est que d’ôter le bouchon de ces fûts et de respirer l’étonnante fragrance qui s’en échappe pour comprendre que cette opération n’est en rien une concession à la mode rétro : le bois de chêne favorise une bonne respiration du vin et la petite taille des fûts constitue un équilibre idéal. »
Denis Mougeot de Cuisine et Vins de France : « Famille Krug, je vous aime! »

G comme Goût Krug

Champagne édition Flammarion : « Le Goût Krug est à la fois magistral et majestueux »
Eliane Imstepf, Suisse : « Un jour, on a le choc du goût et on devient Krugiste »

H comme Hemingway

Marcel Duhamel dans « Raconte pas ta vie » : « Je suis devenu secrétaire bénévole de Hemingway. Je m’amène le matin vers 9h. Les deux bouteilles de Krug Millésimé, sa cuvée réservée des caves du Ritz, attendent dans le seau à glace. On se tape ça en guise de petit déjeuner. »

I comme Intelligence

Serena Sutcliffe dans « Champagne » : « Quiconque boit du Krug contribue un peu à une meilleure intelligence entre les hommes, car il est impossible d’entretenir des sentiments de rancoeur ou de jalousie en savourant pareil nectar. »

K comme Krugiste

Chambertin, Belgique : « Comment devient-on Krugiste? Par goût, par bon goût ai-je envie de dire. »
Michael Foster, The Camberra Times : « J’ai visité la maison Krug et si j’avais le choix entre renouveler cette expérience et obtenir une audience avec le Pape, je reviendrais chez Krug. »

M comme Musique

Wina Born, Elseivier : « Un Champagne rappelant Mozart, délicieux, léger et élégant, mais avec un fond sérieux. »
R. Lebeau dans Signature : « Si les Krug jouaient du Violon, seul un Stradivarius leur conviendrait. »
Mary Gostelow, Far East Traveller : « Après un verre de Krug, vous avez le sentiment d’avoir assisté à la plus belle représentation qu’on ai jamais donnée de la 1ère symphonie de Mahler. »
Roberta Ciabarra, Vive la Vie : « Krug Grande Cuvée, c’est la 9ème symphonie de Beethoven! »

O comme Obsession

Serena Sutcliffe dans Champagne : « Par dessus tout le goût Krug est une idée fixe, une obsession de la plus noble espèce. »

P comme Perfection

Le Figaro : Henri et Rémi Krug : La Perfection sinon rien. »

S comme Style

Chambertin, Belgique : La Grande Cuvée… réunit le style anglais d’Agatha Christie et les fantasmes de Fellini. »

V comme Vin

Le Monde : Krug est un Vin. C’est le plus beau compliment que je puisse lui faire. »

Verticale plusieurs millésimes de Cristal Roederer

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1979 :
Dégusté en Magnum, il se révèle splendide, avec une bouche qui mêle puissance et raffinement. La bulle est caressante, enveloppante et permet au vin d’exprimer toute sa complexité et sa fraicheur. Riche et plein en bouche, avec une finale étirée et finalement minérale.
Note : 19,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1988 :
Il évolue dans une registre intéressant, davantage marqué par des notes tertiaires qui évoquent les sous-bois, l’humus, la mousse fraîche. La bouche est très racée, dotée encore d’une belle vivacité et de beaucoup de précision. Un Champagne de table.
Note : 18/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer Rosé 1989 :
Cuvée très rare, le rosé de Cristal Roederer est, dans ce millésime 1989, un vin d’une élégance absolue. La teinte rosée à peine suggérée et les petites notes de fruits rouges qui soulignent délicatement la bouche sont parfaitement fondues. vin délicat, mais aussi très persistant et ample, avec beaucoup de raffinement.
Note : 18,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1990 :
Un régal absolu! Il arrive à pleine maturité, avec une bouche tout en équilibre et en complexité? Tout est fondu et l’harmonie prédomine dans un registre qui évoque la brioche chaude, le miel d’acacia, les fruits secs. Grande finale explosive.
Note : 19/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1996 :
Millésime considéré comme exceptionnel, l’année 1996 a conservé une insolente jeunesse, exprimant des fines notes d’agrumes d’agrumes et de fruits secs. Son haut niveau n’est pas encore tout à fait fondu et le vin demeure tendu. L’allonge est fantastique, mais il est urgent de l’attendre encore.
Note : 18,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 1999 :
Issu d’un millésime riche et mûr, le Champagne Cristal Roederer 1999 affiche un côté solaire, des notes de cire d’abeille, de fruits jaunes et de torréfaction au nez. La bouche est savoureuse, sphérique et ample. A boire dès maintenant.
Note : 17,5/20

Dégustation Champagne Cristal Roederer 2002 :
C’est le dernier millésime produit par la maison. Encore très jeune et vif en bouche, il est doté d’un potentiel énorme, avec une grande vinosité et un support minéral remarquable. L’allonge du vin et la finesse de la bulle signent là une grande expression de la cuvée qu’il faudra attendre au moins cinq ans pour qu’elle s’exprime pleinement.
Note : 18,5/20

Le Millésime 2008 chez Roederer

Chez le Champagne Roederer, le chef de cave J.B Lecaillon a disposé de 214 hectares prestigieux cultivés de manière Probe* + 30% d’approvisionnements extérieurs.

• De ce vignoble exceptionnel, sont nés en 2008 des chardonnay grand cru d’une intensité arômatique sur les crus du Mesnil, d’Avize et de Cramant.
• Le pinot meunier de 2008 apporte du gras pour l’assemblage du Roederer brut premier (20% dans cette cuvée)
• Le Pinot Noir de 2008 est aussi une réussite sur les crus suivants :
Cru Cumières : Pinot gorgé de soleil destiné au Roederer rosé.
Cru Mareuil : Gourmandise Savoureuse.
Cru Aÿ : Pinot racé.
Cru Verzenay : Impressionnante acidité minérale.
• L’assemblage du Cristal Roederer offre une séduisante harmonie.
Pour les grandes années comme 1990 ou 2002, Roederer millésime 30% de sa production, en 2008 c’est juste un peu moins qui sera millésimé.

J.B Lecaillon : “Cette double facette est le signe des grandes années”

Fiche Technique Champagne Millésimé

Champagne Laurent-Perrier Brut 2000Première impression en ouvrant la bouteille :
Les champagnes millésimés sentent les fruits secs et confits.

L’élaboration du champagne brut :
Pour les cuvées millésimées, les vignerons peuvent encaver presque 10 ans les bouteilles car c’est pendant cette période que les champagnes développent leurs arômes. La particularité du millésimé est de provenir d’un seul millésime contrairement au champagne brut qui vient de mélange de plusieurs millésimes.

Potentiel de garde :
Plus de 15 ans pour les cuvées millésimées.

Millésimes de Référence : 1985, 1988, 1990, 1995, 1996, 1999, 2003

Température de Service : 6/8°C

Accord mets/champagne :
Champagne Brut Millésimé : Volaille, Viandes Rouges, Plats en Sauce.

Personnalités de Champagne de 2008

Bernard Arnault
A la tête de LVMH, il a construit un empire sur le thème du luxe en s’appuyant sur la marque la plus rentable du groupe : Moët & Chandon et en particulier le haut de gamme : Dom Pérignon.
Il est d’après le magazine Forbes la 11ème fortune mondiale avec 25.5 milliards de $.
Il rachète au fur et à mesure des marques champenoises pour instaurer une gamme complète :
– toujours dans le haut de gamme, il détient la maison Krug, les champagnes Ruinart et Veuve Clicquot Ponsardin
– ensuite il a racheté depuis sa nomination à la tête du groupe, les champagnes de grande distribution tels que Mercier et en décembre 2008 la maison Moutandon.
Ce qui fait de cet homme, et donc de ce groupe, le plus grand propriétaire champenois. Sa gamme dans le luxe ne s’arrête pas là, il a aussi acquis des grands crus bordelais le Chateau Yquem et a acheté personnellemnt le chateau Cheval Blanc. Il aussi des vins du nouveau monde et de la péninsule hibérique.

Richard Geoffroy
Néo-champenois, Richard Geoffroy a voulu se défaire de ses origines
champenoises pour devenir docteur en 1982.
“Chassez le naturel, il revient au galop”, Il se spécialise fatalement
à l’Ecole Nationale d’Oenologie de Reims.
Par la suite il est recruté par Moët et Chandon qui lui donne la tache, en 1990, d’élaborer la fameuse cuvée Dom Pérignon Vintage.
Depuis 1996, il est le chef de cave de Dom Pérignon. Il prouve qu’il est possible d’allier qualité et quantité avec 5 millions de bouteilles vendues par an et un niveau de finesse rare.

Jean Claude et Frédéric Rouzaud
Le père Jean-Claude et le fils Frédéric détiennent le plus beau patrimoine champenois familial français. A la tête des champagnes Roederer, ils détiennent la maison le plus indépendante de la champagne avec 200 hectares qui leur appartiennent.
Cette surface représente 80% de leurs besoins en matière, ce qui les placent premier et donc presque indépendants en approvisionnement.
De plus, ils ont pour but de se diversifier car ils ont acquis au fur et à mesure le maison Deutz en Champagne, le Chateau Pichon Longueville la contesse de Lalande à Bordeaux ainsi que le Château de Pez à Saint-Julien, le vin Delas dans les Côtes du Rhône, le domaine d’Ott (vin rosé) dans le Var ainsi que le Porto Ramos Pinto.

Paul François Vranken
En 30 ans, Paul-François Vranken, d’origine belge, a monté une maison qui détient un grand nombre de marques champenoises telles que Vranken tout d’abord avec sa gamme phare Demoiselle, le champagne Charles Laffite, Heidsieck Monopole acquis en 1997 et le Champagne Pommery acquis en 2002.
Ces flacons sont principalement distribués en grande distribution et distribution spécialisée (cavistes). Par exemple, les champagnes Heidsieck Monopole et Charles Lafitte sont souvent promotionnés chez Auchan. chez Charles Lafitte, une cuvée est carrément dédiée à Auchan : Orgueil de France. De plus, comme tout groupe qui cherche à minimiser les risques, Vranken détient des marques d’autres vins : Château La Gordonne en Provence, du porto et la marque Listel (vin gris de Provence) acquise en 2005.
Mais il a lui aussi, comme Bruno Paillard, des fonctions pour la sauvegarde de l’appellation champenoise. Il est membre du pole exécutif du comité interprofessionnel du vin de Champagne et de la Fédération des exportateurs.

Patrick Dussert-Gerber
Il est tout à fait possible de juger l’excellence des maisons champenoises par leur cuvée d’excellence telle que Cristal Roederer chez Roederer ou bien Dom Ruinart chez Ruinart.
Il est cependant plus facile de veiller à la qualité des cuvées quand celle-ci impliquent un faible rendement et donc un faible volume.
Par contre, il est plus difficile de tenir la qualité des Champagnes Brut Sans Année (BSA) car ces cuvées sont produites par centaines de milliers, voir en millions. Ceci est aussi l’avis de Mr Dussert Gerber (avec son guide du même nom) qui pense que l’excellence d’une maison est due à la qualité générale des toutes ses cuvées, que ça aille de la gamme de prestige telle que Dom Pérignon au BSA tel que le Brut L.P de Laurent Perrier. Il pense aussi que donner une note à un vin n’est qu’un reflet subjectif d’une cuvée car “A chacun ses goûts”.